COLERE ROUGE

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Mardi 24 mars 2009

Des partis de gauche dénoncent le rôle d'Areva au Niger

Plusieurs partis de gauche ont dénoncé mardi les conditions "catastrophiques" de l'exploitation de l'uranium au Niger par le groupe nucléaire français Areva, à quelques jours de la visite du président Nicolas Sarkozy à Niamey vendredi. Photographe : Pierre Verdy AFP/Archives :
 Un employé de la mine d'uranium à ciel ouvert de Arlit, au Niger le 23 février 2005.agrandirphoto : Pierre Verdy , AFP "L'exploitation est une catastrophe sanitaire, environnementale et pour les droits des peuples (...) Areva pollue l'eau, contamine les terres des Touaregs, laisse des dépôts d'extraction dangereux sans confinement, et le suivi sanitaire de ses salariés est très insuffisant", a accusé la députée européenne des Verts Hélène Flautre.

"En outre, le Niger reste, malgré quarante ans d'exploitation de l'uranium, l'un des pays les plus pauvres du monde", a poursuivi Mme Flautre lors d'une conférence de presse organisée par le réseau Sortir du nucléaire. Le chef du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot, a pour sa part critiqué "une politique coloniale qui pille les richesses" du Niger. "L'Etat français doit réparation aux peuples autochtones, à l'environnement et au pays", a ajouté M. Besancenot.

Le fondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon s'est pour sa part inquiété des "conséquences politiques et militaires" de l'exploitation de l'uranium "en terme de sécurisation des zones minières", et la présidente du parti écologiste Cap21 Corinne Lepage a dénoncé "la spéculation" qui "chasse les Touaregs de leurs terres". Présent au Niger depuis plus de quarante ans, Areva a signé en janvier un contrat pour l'exploitation de la mine d'uranium géante d'Imouraren, dans le nord du pays. Dans un rapport publié en 2005, plusieurs ONG ont mis en cause les "négligences" du groupe nucléaire au Niger en matière de protection sanitaire et environnementale.

M. Sarkozy doit se rendre vendredi en visite officielle au Niger.
Par Guy-Joseph Le Hezo
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Jeudi 19 février 2009
 Il parle, reparle, réinvestit tout les tréteaux, tous les écrans, mais plus il parle le petit homme, moins on l'entend...J'ai vu des rushes sur sa dernière prestation. Je l'ai trouvé las, fatigué, hors du coup, les paupières cockerisées... Petit globule tout petit dans son costard, comme étriqué. J'ai eu pitié de lui comme le gamin qui vient de casser son beau jouet. Je me suis demandé ce qu'aurait fait de Gaulle à sa place, sans oublier que lui aussi en 1968 avait mouillé ses bandes molletières et s'était enfui à Baden Baden... Voilà le petit homme, c'est de Gaulle à la fin de sa vie politique : fatigué, usé jusqu'à la corde, rincé...Il s'est tellement moqué de tout le monde qu'aujourd'hui son petit quinquennat va s'achever sans gloire. Tout cela bien sûr était prévisible... mais une telle déshérence désespère ou inquiète. Cet homme arrivé au faîte des honneurs, bardé de Rollex et d'autres colifichets draysiens s'ennuie...

Cela ne l'intéresse plus. Il en marre et ça se voit... Il finira comme le droit dans ses bottes maire de Neuilly... retour du saumon à sa source de départ où tout a commencé et notamment la première trahison. Quant à ses promesses : je serai le président du pouvoir d'achat à commencer par moi-même, cela ressemble à ce que mon voisin paysan appelle des flattes... Comment vous ne connaissez pas les flattes ? Ce sont les bouses de vache bien liquides. Elles sont projetées hors de la vache avec force et éclaboussent tout... mais cela part aussi vite à la première pluie. On les oublie aussi vite qu'elles ont filé à l'égout. C'est rien, c'est du vent... de la poésie politique.

Et puis tiens je ne résiste pas à un autre plaisir: la tête de gencko ! Quand il était porte-parole de l'Oump, il était d'une telle arrogance, hautain, volontiers menteur, insultant pour l'opposition... Tout petit il est aujourd'hui. Et la grande Pécresse et le bel adonis, kuchener alias avido dollar, et Besson le rideau... Mais j'arrête là mes propres flattes... de peur qu'on m'accuse de ne pas avoir de compassion. Je ne tirerai jamais sur un corbillard.

 L H.
Par Guy-Joseph Le Hezo
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Mercredi 24 décembre 2008

C'était dans Libération et sur le fil de l'AFP :

Trois philosophes dénoncent une "volonté de constituer un délit d'opinion"

PARIS (AFP) — Trois philosophes interpellés et poursuivis pour s'être opposés à l'expulsion de sans-papiers sur un vol Paris-Kinshasa dénoncent mercredi dans une tribune publiée dans Libération une "volonté de constituer un délit d'opinion".

Sophie Foch-Rémusat, Yves Cusset et Pierre Lauret expliquent que peu après avoir pris place le 16 décembre sur ce vol pour aller participer dans la capitale de République démocratique du Congo (RDC) à un colloque intitulé "Culture du dialogue et passage des frontières", ils constatent qu'au fond de l'avion sont assis "un homme et une femme, d'origine africaine" qui sont "menottés, et entourés de plusieurs policiers en civil".

Ils décident alors "d'aller demander à quel titre ces personnes sont expulsées".

Pendant 20 minutes, les autres passagers, dont beaucoup d'Africains "discutent, protestent, s'indignent, demandent qu'on enlève les menottes ou que la police descende de l'avion et refusent de s'asseoir".

Lorsque le calme revient, une "hôtesse de l'air vient demander l'identité des trois +fauteurs de trouble+. Pierre Lauret, directeur de programme au Collège international de philosophie, refuse.

Un "instant plus tard, des policiers armés et bottés le somment de sortir (...) et le sortent manu militari de l'appareil", selon son récit. Sur la passerelle, les policiers "le plaquent au sol et le menottent avec brutalité, son visage éraflé est en sang". Il subit six heures de garde à vue et est convoqué au TGI de Bobigny pour "opposition à une mesure de reconduite frontières et entrave à la circulation d'un aéronef".

A leur retour le 22 décembre, ses deux compagnons de voyage "sont appréhendés par la police au sortir de l'avion et passent 11 heures en garde à vue pour +outrage, menace à agent de la force publique et opposition à mesure de reconduite frontières+, en attendant leur convocation devant le procureur".

"Ce qui frappe dans cette histoire", estiment les trois intellectuels, "c'est la volonté de constituer un délit d'opinion".

"Nous avons seulement posé des questions, de manière calme et pacifique, sans jamais émettre ni slogan ni appel", poursuivent-ils. "Mais le seul fait de porter à la connaissance de l'opinion et qu'elle s'en empare, l'action du gouvernement, est traité comme un grave délit".

Par Guy-Joseph Le Hezo
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Vendredi 10 octobre 2008
Le site colère rouge émigre vers

http://parolesdelorrains.jimdo.com


un site consacré à la littérature et aux livres et à beaucoup d'autres choses...
Par Guy-Joseph Le Hezo - Publié dans : Un os pour les riens (feuilleton)
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Dimanche 5 octobre 2008

La vente aux enchères de l'appartement de Gilles Lemaire, Faucheur Volontaire, évitée par Sans Gène

Le 14 août 2004 à Marsat (63), une centaine de Faucheurs Volontaires d'OGM neutralisaient une parcelle d'essai commercial de maïs OGM appartenant à la firme semencière Biogemma.

Les 5 faucheurs poursuivis ont été condamnés définitivement par la cour d'appel de Riom en février 2006 à de la prison avec sursis et à payer solidairement 198 000 € de dommages et intérêts, plus les frais de justice.

Après de nombreuses péripéties de procédure (tentative de saisie mobilière avortée après constat de carence : la vente des biens détenus ne couvrant pas les frais de déménagement, annulation de la première tentative de vente aux enchères pour faute de procédure), le recouvrement des dommages et intérêts de la firme Biogemma aboutit cet automne.

Le 25 septembre 2008

, le juge d'exécution des peines de Paris doit fixer la vente aux enchères de l'appartement de Gilles Lemaire. Suite à cette audience, la vente aux enchères devrait intervenir dans un délai de trois à quatre semaines.

Devant la volonté de Biogemma d'aller au bout de la procédure de saisie immobilière, l'association Sans Gène, en accord avec Gilles Lemaire, va prendre en charge le règlement des 240 000 € (les 198 000 € initiaux de dommages et intérêts, plus les frais de procédure et intérêts de retard).

L'association Sans Gène, qui a pour objet de venir en aide aux militants poursuivis pour leur action en faveur de l'environnement, remercie les plus de 2000 généreux donateurs qui ont déjà participé à la souscription pour soutenir Gilles.

Pour finaliser le règlement de Marsat, et pour préparer les échéances futures, notamment les quelques 60 000 € de dommages et intérêts demandés par Monsanto pour un autre fauchage à Greneville-en-Beauce, nous vous appelons à renouveler votre solidarité et à envoyer vos dons à Sans Gène.

Par ce formidable mouvement de soutien et de solidarité, nous marquons de nouveau la force du mouvement social, qui ne cèdera pas devant les menaces d'étranglement financier des firmes semencières.

Envoyez vos dons à Sans Gène, CASC, 10 bis rue du Colonel Driant, 31400 Toulouse.

 

Contact : Anne Lacouture 05 65 61 38 57 ou 06 84 13 55 20

Gilles Lemaire 06 82 68 51 49

 

 

Par Guy-Joseph Le Hezo
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Lundi 15 septembre 2008


Les sucettes d’Annie

 Il y en a un qui aura bien mérité de la nation… C’est le ministre de l’éducation, Xavier D. Pour cacher une politique au sabre haut, voilà qu’il réinvente la sucette pour Annie (en classe terminale) et toutes ses copines… Annie aime les sucettes c’est sûr ; à cet âge là ma pauvr’ dame, c’est qu’elles sont émancipées les coquines, comme dirait l’ex-abbé d’Uruffe. La première de la classe aura droit à une sucette en sucre d’orge, habillée d’or ; la seconde, une sucette à la menthe en argent et la troisième, une qui s’use (suce…) jamais : en bronze massif !

Les trois fifilles seront appelées sur l’estrade et tandis que leurs jeunes consœurs s’égosilleront dans des cantiques papaux, elles se verront épingler sur leurs petites poitrines (quoique…) des médaillettes en peau de zébi, signes avant-coureurs de la décadence… Xavier cédera la place au président déglin-glin gai pour un grand discours sur l’école privée et obligatoire. Quant à Xarcos, il recevra un pot de chambre sur la tête en forme de bonnet d’âne… « pour cette idée géniale que le monde nous envie ».

Furious Jack (Lang) dira tout haut que la prochaine fois, il ne trahira pas ses amis… c’est dire son courroux. Un cortège énorme d’enseignements se formera dans les rues… 250 militants sous une immense banderole :  « La décadence ne passera pas par nous… » Ce qui fera rigoler tout le monde évidemment… 

PS : Je connais des mecs de banlieue qui vont faire fondre leurs médailles en  or pour s'acheter du shit !!!

Par Guy-Joseph Le Hezo
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Dimanche 14 septembre 2008


Trou d’cul.

 

 

Mon trou d’cul à moi compte quinze mille habitants. Longwy, ça s’appelle … c’est de là que je vous écris, de ce trou du cul du monde qui il y a trente ans organisa la première insurrection sociale, justement appelée les événements de Longwy. Vous ne pouvez pas l’avoir oublié… comme Carmaux, comme Fourmies, il y a Longwy. En ce temps-là… Very Great Escrok (VGE) trônait tandis que Raymond la Science, le meilleur économiste que la France ait produit, prix nobel de la fatuité et de la démocratie libérale avancée (si, ça s’app’lait comme ça !…) flatulait à tous vents !

L’époque était à mettre 80 000 personnes dans les rues de la bonne ville de Metz, conservatrice jusqu’à l’outrance et à inventer des formes de luttes prodigieuses : attaques de commissariats, de banques, de préfectures, d’ambassades, etc. Le chiffon était rouge et gueulé à pleines gueules par des milliers de métallos. Le crassier de Longwy se payait des airs de  Fudji Yama avec son SOS emploi en guise de couronne d’épines. On n’a pas oublié…Le fond du trou était plein de m… et VGE allait traîner ça sous ses pompes-moi-le dard jusqu’à la bavure du 10 mai 1981.

Après la casse barriste, ce fut la torgnole Mauroy et puis la fessée Fabius… Aujourd’hui le trou de cul du monde est propre comme un sou neuf. Les casques des sidés sont au musée du fer de Neufchef et Sarko vient faire du gringue à Gandrange  là où trente ans plus tôt les Longwy avaient été mutés ; la preuve que VGE et Sarko sont faits du même Mittal. A si pourtant il y a une bonne nouvelle en Lorraine : on ferme des casernes pour en faire des campus pour crânes d’œufs. Excellents avec de la ciboulette !…

Petit info de dernière : Les événements de Longwy font l’objet d’une parution exceptionnelle sous la forme d’un agenda thématique : les Feux volés, édité par une petite maison d’édition citoyenne et alternative née à Longwy, Paroles de Lorrains. Contacts : Paroledelorrain@orange.fr. Tél : 06 28 81 73 23. Tél: 03 82 26 78 96. Prix sur commandes groupées.

 

Guy-Joseph Le Hezo

 

Illustration : dessin original de Victor Obscur (fichier joint) tiré des Feux volés.
Par Guy-Joseph Le Hezo - Publié dans : Littérature
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Samedi 6 septembre 2008
Par Guy-Joseph Le Hezo
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Mercredi 3 septembre 2008

Edvige, le fichier scandaleux

Éditorial de La Dépêche.

Jean-Claude Souléry | 03 Septembre 2008 | 08h13
Edvige : le fichier fait polémique
DDM

Vous êtes-vous demandé si, par hasard, vous étiez fichés à la police ? « Bien sûr que non ! Et d'abord, pour quelles raisons ? Nous sommes tous d'honnêtes citoyens ! »… ça pourrait vite changer…

La manie du fichage est une vieille obsession qu'on prête généralement aux régimes autoritaires. Ce qui se passe aujourd'hui en France est d'une nature inquiétante. Insidieuse - et peut-être, un jour, dangereuse.

Le nouveau fichier Edvige (1), institué en juillet, s'apparente à un énorme instrument de contrôle qui concerne ou pourrait concerner des millions de Français, vous et moi - dès l'âge de 13 ans. Edvige, qui remplace l'ancien fichier des Renseignements généraux, doit en effet recenser des informations sur tous les citoyens ayant « sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique » - ou jouant « un rôle institutionnel, économique, social ou religieux ». À ce titre, le fichier doit mentionner : les coordonnées personnelles des citoyens ainsi désignés, leurs adresse, téléphone, e-mail, l'immatriculation de leurs voitures, des informations fiscales, l'état du patrimoine, les origines, les opinions philosophiques, politiques ou religieuses, mais également… les noms de leurs amis et relations ! Pire encore : dans un premier temps, Edvige devait aussi noter leur état de santé et leur « orientation sexuelle », mais, devant les premières protestations, ces mentions ne seront désormais enregistrées qu'à « titre exceptionnel »… Au fait : que veut dire « à titre exceptionnel » ?

Le défi de la sécurité et la menace du terrorisme paralysent aujourd'hui nos démocraties. En France, pays des droits de l'homme, on admet bien entendu que le fichier génétique permette d'arrêter quelque abominable assassin d'enfant. On admet également que la vidéosurveillance, de plus en plus étendue aux carrefours des villes, puisse résoudre diverses affaires d'agressions. On admet à la rigueur que certains individus et quelques rares organisations, « susceptibles » de porter atteinte à l'ordre public, soient étroitement surveillés. Peu à peu, le fameux sentiment d'insécurité pousse ainsi nos sociétés à tailler quelques encoches dans nos libertés individuelles, tout comme les attentats autorisent nos démocraties à se doter de lois de plus en plus répressives et des moyens qui vont avec. Soit.

Edvige, en revanche, permet un fichage de masse performant et rapide - bref un contrôle de la société jamais atteint dans l'histoire. On fiche le mauvais garnement puis le « mauvais » sans-papier, puis le « mauvais » chômeur, le « mauvais » pratiquant puis le « mauvais » syndicaliste, puis le « mauvais » riche et le « mauvais pauvre » - enfin le « mauvais » Français et ses meilleurs amis.

Un homme aussi peu extrémiste que François Bayrou appelle à un « mouvement de refus républicain » pour y faire « barrage ». Les partis de gauche, les syndicats mais aussi des associations diverses - comme celle des paralysés de France ! -, en tout près de 700 organisations s'insurgent contre la mise en place d'un tel outil. Leur indignation se comprend. C'est aussi la nôtre.

(1) Edvige, initiales de : Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information générale.

Par Guy-Joseph Le Hezo
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Mardi 2 septembre 2008

CERCLE DE SILENCE

SAMEDI 30 AOÛT 2008

 

 

« Le silence est parfois une forme de résistance »

(Lao She, écrivain chinois)

 

 

 

PEUT-ON ENCORE SE TAIRE ?

 

 

Nous sommes tous responsables.

 

 

 

La Loi doit avoir pour finalité de nous permettre de vivre les uns avec les autres, pas de briser les plus faibles. Lorsqu'on les enferme, qu'on les expulse et qu’on brise leur famille, c'est notre propre humanité qu'on détruit.

 

Nous protestons contre l’enfermement des étrangers, adultes et enfants, dans les centres de rétention administrative, et notamment celui de Metz. Dans ces lieux conçus et organisés comme des prisons, ils sont traités comme des criminels ; en l’acceptant, nous validons les traumatismes qu’ils subissent, et nous acceptons que des enfants soient placés derrière les barreaux.

 

Ne tolérons pas ces atteintes à la dignité humaine – elles sont commises en notre nom !

 

 

ENTRE AUTRES, cet été à METZ :

 

·               une jeune chinoise mariée à un français est renvoyée en Chine pour y chercher son visa, malgré de douloureuses fractures nécessitant normalement un repos de 3 mois ;

 

·               une famille arménienne a passé 27 jours (sur un maximum légal de… 30 jours) enfermée au centre de rétention avec ses deux petits de 2 ans et 5 ans avant d'être finalement remise en liberté, sans papiers ni autorisation de rester en France ;

 

·               une mère afghane et ses deux enfants de 2 et 7 ans ont ensuite pris leur place pour être finalement renvoyés en Italie, où ils sont à la rue ;

 

·               une mère ivoirienne et sa fille de 14 ans sont actuellement retenues dans “l’espace famille" du centre de rétention ;

 

·               un père congolais a été arrêté au domicile de sa compagne française, et expulsé après 7 ans de présence en France vers un pays qu’il ne connaît pas ; il laisse ici une petite fille de 2 ans, elle-même française, sans espoir de pouvoir revenir en France légalement ;

 

·               une famille arménienne, les parents et la grand mère, ont reçu la visite de la Police de l'Air et des Frontières – les 2 enfants étant en vacances..., le pire ne s'est pas produit, mais à quand la prochaine fois ?

(SIGNEZ  NOMBREUX la pétition que Choran vous fait passer aujourd'hui, et faites signer vos amis en ligne http://resf.info/article15027.html)

 

·               Désespérée, une jeune femme d'origine russe s'est vue contrainte de retourner en Russie après 4 ans passés en France, dont 2 de mauvais traitements de la part de son mari, français. Une Obligation de Quitter le Territoire avait été prononcée à son encontre… pour n'avoir pas vécu assez longtemps avec lui (!). Son mari avait lui-même indiqué, quand il l’a délaissée, que "la marchandise ne lui convenait pas".

 

·               Dimanche, un jeune algérien homosexuel de 21 ans a été renvoyé en Algérie, où il risque 3 ans de prison, et où l’attend un père qui a promis de l'égorger...

 

 

On aurait pu attendre, vis-à-vis de ces personnes, la reconnaissance des dangers qu'ils encourent, le respect de la tradition d’asile de la France, le respect de l’intérêt des enfants et de la vie privée et familiale, un accueil dans la dignité et la décence plutôt qu’entre les barreaux, une protection, le respect de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant...

 

Ces étrangers, leurs proches, leurs familles, leurs amis, ne croiront plus jamais que la France soit « le pays des droits de l’homme ».

 

Montrons-leur que nous les soutenons. Démontrons notre volonté de traiter les migrants autrement.

 

 

Le Cercle de Silence de Metz, à l’initiative du Réseau Education Sans Frontières Metz, est composé de citoyen(ne)s et de membres engagés  au sein de diverses associations et mouvements : RESF,  ACAT, Café repaire, FSU, LDH, MRAP, PCF, SOLIDAIRES, Sud Santé-Sociaux, CGT, Paix sans frontières, ATD Quart Monde, Troubadours oubliés, Vie Nouvelle, Pastorale des Migrants du Diocèse de Metz…

 

Les nouveaux signataires seront les bienvenus.
Par Guy-Joseph Le Hezo
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